Fantasmagories ! ✨

Hello les kids !

 

Voici un petit compte-rendu de ma récente visite de l’exposition Fantasmagories, à la fondation Pathé Seydoux, Paris 13ème.
Il s’agit d’une exposition sur le début du Cinéma (période qui m’a toujours fasciné !) et retrace son histoire, ses premières caméras et premiers films. Je précise que tous les documents présentés dans l’exposition sont issus des collections de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et de l’association des amis de Georges Méliès.

 

J’ai commencé ma visite par le premier étage dédié aux innombrables caméras de la fin du IXème et début XXème siècle.
Je dois dire que c’est assez impressionnant de voir toutes ces vieilles machines de formes plus ou moins étranges, et dont certaines feraient davantage échos à des machines à coudre qu’à des caméras ou projecteurs ! On y trouve entre autres, un exemple du fameux Cinématographe type des frères Lumière, qui servait autrefois à filmer et projeter, mais aussi et surtout, les caméras de monsieur Pathé, qui contrairement aux Lumière, croyait en l’avenir du Cinéma. J’offre une mention spéciale pour les minis projecteurs beaucoup trop mignons de chez Pathé appelés les Pathé-Kid Super de 1932.

 

Galerie des caméras et projecteurs.

 

Défileur Carpentier Lumière (1906) 35mm.

 

Projecteur Pathé-Kid Super, 2ème modèle (1932) 9,5mm.
Projecteur Pathé-Kid, 1er modèle (1929) 9,5mm.
Premiers modèles de caméra Pathé (1905).

 

 

Poste de projection cinématographique Pathé (1909) 35mm.
Cinématographe-type Lumière (1896) 35mm.

 

Le rez-de-chaussée et le sous-sol présentent les affiches et photos originales des films de l’époque et produits par Pathé.

Vers La Lune (1908) film anonyme.
Rival de Satan (1911) de Gérard Bourgeois. Légende féérique de la série d’art Pathé frères.
Babes in the Wood (1912) de Georges Denola. Scène de contes de la Société Cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres (SCAGL).

 

Les Trois péchés du Diable (1908) film anonyme. Scènes à trucs.

 

 

Enfin, une salle de projection nous ai mise à disposition pour voyager dans le temps et (re)découvrir des courts-métrages (entre autres ceux de Capra, Chaplin), avec un pianiste qui accompagne simultanément les films en musique.

 

Globalement, je dois dire que l’exposition Fantasmagories m’a plu, néanmoins je noterais comme gros bémol l’absence d’explication et de démonstration de la Lanterne Magique (du XVIIIème siècle) de monsieur Étienne-Gaspard Robertson.
Cet homme est pour moi l’un des pionniers du cinéma dans le sens où il a su capter l’attention d’un public à travers ses dessins en leur donnant du mouvement, les projeter sur un écran de toile et créer une impression d’apparitions de spectres et autres diablotins grâce à un jeu de lumière inventif. J’aurais adoré assister à l’une de ses projections car en plus d’un savoir-faire unique pour l’époque, Robertson avait le sens de la mise en scène, plongeant son public dans une totale obscurité, jouant sur ses sensations avec des diffusions d’odeurs d’encens, des sons d’ambiance étranges etc.. C’est donc tout naturellement que le cinéma va, à ses débuts, s’inspirer de ces procédés.

Voici une petite vidéo (en anglais) qui explique plutôt bien ce concept de Fantasmagorie (ou Phantasmagoria).

 

 

Comme l’a initié Robertson, on retrouve, quelques années plus tard dans les films de monsieur Georges Méliès, un travail sur l’illusion, effets d’optiques et autres trucages avec des personnages enchanteurs, diaboliques, des mondes imaginaires et une mise en scène presque théâtrale.

J’espère avoir été assez concise et claire dans mes explications et que ça vous donnera envie d’en apprendre plus sur la Fantasmagorie et le cinéma d’avant-garde !

 

Des bisous.

LBK.

La Belle & la Bête (2017) Bill Condon

C’est en toute toute avant-première mondiale (soit une semaine après la fin de la postprod), le dimanche 19 février dernier, que j’ai eu la chance de découvrir le nouveau film en live action (avec des prises de vues réelles) des studios Disney : La Belle & la Bête.

Sans surprise, je peux vous assurer qu’il est tout à fait réussi dans le sens où chaque élément du film participe à l’émerveillement constant du spectateur. 🌹

Je reconnais que nous avons quand même été amadoué par le contexte magique de l’AP. En effet, l’évènement s’est déroulé au cinéma de l’Étoile Saint-Germain des Prés et pour ceux qui n’y sont jamais allés, je vous le recommande vivement puisque leur unique salle est parsemée d’étoiles lumineuses offrant au spectateur une atmosphère féérique (à l’image du film).
Une fois confortablement installés, nous avons accueilli Alan Menken himself, le compositeur des musiques originales du film d’animation Disney La Belle & la Bête de 1991. Et puisqu’il avait un petit piano à sa disposition, il nous a interprété un medley des musiques du film telles que Little Town, Be Our Guest, Tale as Old as Time… Enfin, pour couronner le tout, le réalisateur Bill Condon, ainsi que les acteurs principaux du film sont venus rejoindre Alan Menken sur scène. Emma Watson, Dan Stevens, Josh Gad, Luke Evans, ils étaient tous très beaux.

 

Et qu’en est-il du film ? Étant donné que je ne suis pas autorisée à trop rentrer dans les détails avant sa sortie officielle (le 23 mars prochain en France), je vais donc me contenter de donner mon avis global. Comme je vous l’ai dit précédemment, le film est une réussite que ce soit au niveau de la reconstitution quasi parfaite du film d’animation Disney, son univers, ses décors, costumes, chansons…

Il faut d’ailleurs savoir que les chansons sont interprétées par les acteurs eux-même et qu’elles reprennent celles du film d’animation. Néanmoins, pour la version live action, Alan Menken a créé 3 chansons inédites supplémentaires. C’est cadeau.
Côté scénario, il faut savoir que pour cette version long-métrage et live action, Disney a décidé de conserver la même trame narrative que le film d’animation de 1991 (vous l’aurez deviné), mais en y ajoutant quelques éléments ici et là qui viennent renforcer la caractérisation des personnages principaux et leur apporter une certaine complexité (on comprend enfin pourquoi la Bête est pas sympa).
Côté effets spéciaux (VFX pour les vrais) : je trouve les images de synthèse qui donnent vie à la Bête sont irréprochables, et concernant l’animation des objets tels que Lumière, madame Samovar et les autres, (ce que j’appréhendais le plus), ça fonctionne merveilleusement bien.
Côté casting : comme je suis très sensible au choix des acteurs, sachez qu’une fois encore, Disney a su s’entourer des meilleurs.
Emma Watson est toute fraîche, intrépide, intelligente, belle et naturelle à l’image de son personnage (heureusement qu’elle a dû refuser le rôle de Mia dans La La Land pour pouvoir interpréter Belle, c’est quand même plus marrant comme rôle). Le père joué par Kevin Kline a vraiment ce côté bienveillant mais selon moi un peu moins.. illuminé que dans le film d’animation. Gaston joué par Luke Evans est plus complexe, cache mieux son mauvais fond. Et puis le Fou, le trickster absolu, interprété par josh Gad est définitivement mon personnage préféré du film car ils l’ont rendu bien plus attachant, plus gay et plus drôle que dans le film d’animation.

Voilà c’est à peu près tout, j’espère que je vous ai donné envie de le voir et que vous serez à votre tour émerveillé.

Je remercie ma soeur Venus-is-Naive de m’avoir convié à cette super soirée, “c’était chouette ma minette”  🌹 🕯